Mon top papilles 2019

Yummy miam toussa

J’ai hésité à te raconter que j’avais été à la messe de Noël pour la deuxième fois dans ma vie (hé wai, ça t’en bouche un coin, Jean-Louis). Et qu’entre cette année et l’année dernière, un univers entier a défilé, de désespoir à curiosité. C’est fou, l’évolution humaine. Pis j’ai pas pris feu en rentrant dans l’église, c’est bon signe, non?

Mais c’est plutôt du côté de mes papilles gustatives que se tourne cet article, pour te partager mes petites découvertes culinaires de l’année, typiques de l’Amérique du Nord et/ou du Canada et/ou du Québec (c’est bon, on ne froisse personne là?). Si tu es de passage (ou plus si affinités) à Montréal, que tu te pèles le cul sévère et que tu veux juste réchauffer ton coeur avec du miam-miam (D. avait appelé ça « remplir son vide intérieur avec de la bouffe », ça marche aussi), voici ce qu’il te faut essayer… ou non.

1) L’abominable cerise des neiges

Autrement appelée Cherry Blossom, il s’agit d’une friandise chocolatée refermant une cerise confite. Mais ne vous laissez pas berner par ce petit nom enchanteur et son aspect rigolo. Il s’agit en fait d’une création démoniaque qui fait exploser son jus (du marasquin, ALLO 3615 LES ENFERS cékoicettesaloperie) au moment où, naïf et plein de bonne volonté, vous pensez déguster un simple chocolat à la cerise. C’est en fait aussi dégueulasse que son aspect le suggère! Mais bon, fallait essayer!

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2) La lune est bleue comme une orange

… comme dirait ce bon vieil Eluard (le p’tit Paulo, pour les intimes des strophes). Voici ma plus délicieuse (et récente) découverte… les oranges en chocolat Terry’s! Une boule d’aluminium renfermant du chocolat à l’orange en forme d’orange (sans déc), qu’il faut théâtralement frapper pour en détacher les tranches. C’est LUDIQUE (jpp d’utiliser cet adjectif 5 jours par semaine, aled), yummy et… à partager. Un petit cadeau de Noël en boîte. Qu’est-ce qu’il faut de plus pour être content, bordel de merde?

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3) Nom d’un pudding, quelle est cette éponge?

Je triche un peu, puisque j’ai en réalité découvert cette merveille l’année dernière, lorsque A. me faisait explorer le concept d’intégration culturelle culinaire! Le pouding chômeur est un dessert québécois, dont le nom vient tout simplement du contexte économique de sa création: la crise (niark niark). Y’a un petit côté breton dans la philosophie de la recette: faute d’argent, on prend farine, beurre, œufs et lait (ou de la crème imprégnée de sirop), et hop hop hop. On imbibe le gâteau, et c’est parti pour des tonnes de calories! La version que je connais est à base de sirop d’érable… et c’est absolument divin. Mon nouveau dessert préféré!

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4) Mais, mais, mais… maïs?

Tu ne le sais pas encore, petit inculte d’outre-mer, mais ici, le popcorn standard est salé. Oui, tu as bien lu. Caramel et sucre sont des options bien fancy! Et crois-moi, quand ton subconscient a toujours été habitué à associer un aliment à un seul type de goût, c’est très surprenant d’en découvrir un autre. D’autant plus quand tu as toujours lié le popcorn sucré aux sorties au cinéma. Ma tête quand j’en ai mangé la première fois: priceless. Heureusement, mes anciens collègues m’ont, depuis, souillée à base de popcorn au ketchup et autres hérésies qui auraient valu le bûcher pour tentative de sorcellerie à une autre époque (ah, le bon vieux temps t’sais!). Néanmoins, mes chers compatriotes franco-montréalais ont récemment mis la main sur un popcorn sucré-salé qui vaut bien le détour : le Kettlecorn de Popcorn Indiana! C’est juste addictif. Alors heureusement qu’on n’en trouve pas partout.

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5) Parlons peu, parlons gruik

Oui, en tant que française, j’ai chialé contre les prix astronomiques du fromage et de la charcuterie, question de principe (on se respecte ou pas, CALISS?). Mais bon, je me suis partiellement faite une raison. Néanmoins, j’ai trouvé des substituts pas si mal à mes habituels Justin Bridou (RIP Bâton de berger of my heart) et autres saucissons à l’ail du Leclerc breton. Les saucissons séchés de la marque Papille! Ils ne sont pas si chers, proposent une gamme variée (nature, parmesan, tomate…) et se trouve dans tous les commerces. Mon petit chouchou, après les avoir presque tous essayés, est celui au poivre noir. Il t’arrache la bouche de façon très satisfaisante. Pis le gras, c’est la vie. (Hé t’as vu, y’a le trailer de Kaamelott qui est sortiiiii!)

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6) La fondue chinoise

Nous, là, les psycho-francofiers du fromeûûge sous toutes ses formes, revendiquons avidement la raclette, la tartiflette et la fondue savoyarde comme étant des plats hivernaux bien typiques. RIGHT? N’essaie pas de nier, tu as encore du cholestérol qui dégouline de l’assiette, jeune gourgandin. Grâce à mes anciens collègues cycloniens, j’avais déjà eu le plaisir de découvrir une tout autre sorte de fondue: la fondue chinoise. Et j’ai pu vérifier cette année, avec les nouveaux collègues randolphiens, que… c’est bon. Le principe: une marmite avec un bouillon en ébullition et dans lequel tu vas mettre à cuire de la viande et/ou des légumes. FIN. Probablement moins cochon que la fondue au fromage, mais encore plus vicieux pour la gourmandise (OUI les brocolis ça donne bonne conscience, même quand tu manges TOUS les brocolis dedans… et les champignons… et le reste… bon, merde.)

Fondue Chinoise con salsas y patatas fritas » Old Swiss ...

7) Trdelník mélancolique et roulé-boulé de cannelle

Je ne sais si ma joie vient du fait que j’ai réussi à écrire trdelnik de mémoire du premier coup, ou si c’est juste parce qu’avec une liste de 7 découvertes comestibles, j’ai l’impression que la dernière année a tout de même été riche en intégration! BREF. Avec un forfait voyelle très bas, le trdelnik est une pâtisserie que j’avais eu l’immense bonheur de découvrir avec la Ganoush à Prague il y a presque 3 ans pile (même si c’est originaire de Slovaquie,merci Jamie).

Voici la description de Wikipédia: Il est à base de pâte de farine enroulée autour d’une brochette en bois, puis grillé à la braise et recouvert de sucre et de noisettes pilées. Il en résulte une forme cylindrique caractéristique cuite et dorée à l’extérieur et creuse et pâle à l’intérieur, avec un goût fumé et aromatisé à la cannelle.

Et figure toi, apprenti pédoncule, qu’hormis le côté « brochette fancy into braise of doom », on m’a fait découvrir un équivalent nord-américain… Tout a commencé lors d’un débat bien commun sur une autre aberration langagière du Québec: l’appellation « brioche » pour désigner ce qui sont en fait des rouleaux à la cannelle. Ceci:

Résultats de recherche d'images pour « brioche cannelle cinnamon rolls »

Ça ressemble pas PANTOUTE à de la brioche (ô divine invention qui a eu la bonté d’arriver dans les épiceries québécoises!) mais ça goûte vraiment le trdelnik. Et quand j’ai découvert qu’on pouvait s’en faire directement au four… NIARK NIARK la belle idée.

 

C’est tout pour aujourd’hui! Et bon appétit!

 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Avatar de wrenic wrenic dit :

    Je vais prévoir qq batons de berger dans le prochain envoi

    J’aime

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