ou le niveau sonore de Stromae interprété par mon chat
Bon. Je te préviens, cet article est probablement le plus intéressant depuis un sacré paquet de temps, puisque nous allons parler de caca. Du vrai, de l’odorant, du pabo. MAIS c’est du caca québécois, alors on reste dans le thème #lifestyle. Maintenant que j’ai curieusement attisé ton intérêt de niveau maternelle, voici l’histoire :
- J’ai un chat plein de poils. Plus poilu que ton voisin Marcel, dont la pilosité se fait littéralement sentir jusque dans son nez, et ressort pour te faire très amicalement coucou par les oreilles. Encore plus poilu que les petits pieds de Hobbit que tu tentes de cacher en enfouissant tes petons virilisés dans le sable ou sous une belle couverture pacifiste. Bref, mon chat est poilu, du dehors et du dedans.
- Du dedans ? Du dedans. Sauf que le dedans doit aller dehors, tant et si bien que mon chat se transforme régulièrement en machine-à-popcorns-sans-popcorns-mais-avec-des-boules-de-poils-sauce-bile. Charmant. Amène-moi la pelle, Jean-Louis. Merci.
- Mais cette fois-ci, la machine s’est enrayée, et un véritable sketch pas-très-propre a commencé, en ce mercredi soir de mars 2018. Voilà-ti-pas que nous découvrîmes le contenu complet d’un estomac sur le parquet. Bon, ça arrive, pas de quoi fouetter un chat. Sauf que le temps de ramasser, j’entendais déjà ma petite boule d’amour continuer de rendre sa purée féline dans la pièce voisine. Et ainsi de suite pendant une heure et demi. Le traditionnel « tu me fuis, je te suis » a laissé place à un légendaire « tu fuis, je t’essuie ». (P’tin avoue, elle est bien trouvée celle-là !)
Inutile de vous préciser que la fuite se faisait avec la plus grande ergonomie possible, soit de façon multi-canal et multi-support. Je te laisse imaginer mon gros sentiment d’impuissance à 22h, puisque le vétérinaire était fermé, et que la soirée « cocktail miaou sauce chantante » durait depuis un bon petit moment. Notre grand ami Google nous a conseillé d’arrêter eau et nourriture pendant 12 à 24h, en attendant d’aller voir un véto, ce qui s’est montré efficace une partie de la nuit. Notons que j’ai pu expérimenter la vie de parent-avec-un-mioche-malade le temps d’une nuit folle. Hé ben BRAVO (mais non merci).
Lendemain matin, je file chez le véto à l’ouverture avec un petit chat tout pataud et épuisé. Je te raconte pas ma détresse muette de maman-chat-adoptive en attendant toute seule derrière le comptoir. Mauvaise nouvelle, mon vétérinaire habituel n’est pas disponible, mais bonne nouvelle, l’autre vétérinaire du cabinet est disponible dès maintenant : je rencontre donc le médecin d’origine mexicaine, qui me semble très gentil. Particulièrement fatiguée par ma nuit de veille et d’inquiétude, je prends fort fort sur moi lorsqu’elle montre des signes évidents de douleur et de peur à la palpation. Le véto pense à une pancréatite, suite à l’ingestion d’un corps étranger. Soit. (Nous ne préciserons pas que moins d’une semaine après l’aventure, elle a déterré et dévoré un pied de salade que je faisais pousser. Meh.) Après 3 grosses injections, 2 médicaments à lui administrer 2 fois par jour et beaucoup de feulements apeurés, je ramène ma petite colérique à la maison.
Prochaine mission du soir : lui donner une cuillère à café de nourriture molle et facilement digérable, pour voir si son estomac tient le coup avec les médicaments. Izi pizi ! Le vétérinaire me conseille de lui préparer un peu de viande hachée maigre avec du riz, ou un peu de poulet. Ça tombe bien, j’ai uniquement de la viande de qualité je-me-roule-dans-du-diamant-deustche-qualitat (#Maillard), elle ne peut qu’aimer ça ! PENSES-TU. N’oublie pas que l’on parle de MON chat, et qu’il est donc complètement fucké du bocal comme sa maman. Kaï est particulièrement adepte de ses croquettes. Genre vraiment. Autant te dire que boeuf, poulet, jambon, fromage et autres irrésistibles standards ne la tentent même pas. Par contre, tout ce qui est constitué de pâte, genre le pain, oui. Petit morceau par petit morceau, je finis donc par lui donner suffisamment pour pouvoir constater que oui, elle garde la nourriture. Mais bon. J’étais censée ne pas reprendre les croquettes avant 2 jours, mais je me suis vite rendue à l’évidence que ce n’est pas avec de la mie de pain que j’allais la nourrir correctement. (J’avais également tenté les petits légumes cuits avec amour, sans succès.) Après moult stress et rebondissements, j’ai opté pour la bonne vieille technique des corn-flakes : ses croquettes bien-aimées trempées dans l’eau. Et victoire !
Une fois les premières 48h passées, et les premiers comprimés avalées matin et soir (la bonne vieille technique du chat-burrito fonctionnant à merveille), j’ai, à contre-coeur, décidé de laisser ma petite bouille aux bons soins de M le temps du week-end de Pâques (où, pour une fois, j’avais opté pour une vie sociale de 2 jours). Malgré une petite crainte d’instinct maternel mal placé, tout semble être rentré dans l’ordre, et elle crachouille avec panache et glamour ses boules de poils habituelles.
À l’heure actuelle, la fureur (ya ya) a changé quelques habitudes de vie : elle a officiellement délaissé le pull de Papounet pour dormir, optant plutôt pour nos jambes, et elle se délecte de ses corn-flakes tous les matins sans exception !
Miaousement vôtre.
PS : pour les innocents qui ne connaissent pas la technique du chat-burrito…


Bien cet article sur les affres d’une maman « chat ». J’aimerais avoir un article sur l’irrépressible besoin des Canadiens de sortir, de faire du sport, de voir la nature à la fin de l’hiver.
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Il faudrait que le printemps arrive pour de vrai, pour ça !!
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